05 avril 2008

Gerakas limeni, été 2007

Le port aménagé : on s'y baigne, parmi les méduses grise, les inoffensives que les enfants du villages chassent en hurlant de peur et de dégoût, et rejettent sur le quai, le jonchant de petits tas translucides et glissants. On en plonge à grands éclats de rire, à grands cris, à grands ploufs éclaboussant ceux qui, à quai, ont tant besoin de se rafraîchir. On y nage, entre ciel et mer, mer et rocs, ciel et rocs. Le soleil plein les yeux, le soleil flottant sur l'eau juste fraîche, le soleil poursuivant les poissons des ses rais irisants.

Le port : quelques voiliers y passent la nuit, lumières et longues soirées dans les tavernes, poulpe frais et ouzo. De notre balcon, on ne les aperçoit même pas. Nous, on voit : la mer, noire, le ciel, noir, les étoiles ; la nuit, posée à même nos peaux gorgées du solein de la journée, l'air, si léger ; les enfants qui courent dans les petites ruelles, qui se cachent dans les escaliers, riant et criant de jouer dans la nuit ; les vieux qui prennent le frais.

Le village : chaulé de blanc éblouissant, allongé le long d'un bras de mer, d'un marécage salé, volets et blacons bleus, retiré. Village sans hôtel (encore), ravitaillé par des marchands de fruits et légumes en camionnette, et une fois par semaine, par le boulanger. Village où ne mène aucun car, aucun ferry, aucun avion... le bout du monde, le magnifique bout du monde...

Posté par isyrene à 13:07 - - Commentaires [1] - Permalien [#]


Commentaires sur Gerakas limeni, été 2007

    De retour de voyage

    Je reviens d'un long voyage, d'un long et beau voyage.
    J'ai d'abord fermé les yeux et ce sont Ses mains qui me sont apparues. Puis Ses poignets, Ses hanches fines et marquées, Son cou chaud et accueillant, Ses cheveux, Sa nuque.
    La musique m'a emportée, très loin, vers cette terre rouge que je n'ai jamais foulé mais qui me semblait si proche. Le vent, les couleurs, nos pas ancrés dans le sol, nos rires mêlés, le ciel bleu, les baobas et les rizières pour seul horizon.
    La pluie m'a prise par surprise alors que je déambulait dans les rues de Tananarive. Je me suis arrêtée. J'ai levé la tête et je l'ai laissée m'envelopper. Doucement, j'ai continué à marcher jusqu'au chemin de terre rouge. Là, je me suis allongée paisiblement au dedans de la terre. En son sein, bercée par cette pluie chaude, je suis restée longtemps. Jsqu'à ce que ma peau, par tous ses pores, se nourisse et se teinte elle aussi.
    Rouge alors, Elle me rejoignait alors que j'ouvrais de nouveau les yeux.
    Sa peau étoilée effectivement, Ses yeux noirs et Ses mains tendues, elle me pris dans ses bras, pour une étreinte qui ne connaîtrait pas de fin.

    Posté par lura, 09 avril 2008 à 23:54 | | Répondre
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